Établissez une estimation de stockage vérifiable à partir du débit binaire, du calendrier d’enregistrement, de la durée de conservation et de la capacité utile, puis ajoutez une marge opérationnelle sans masquer les hypothèses.
Section 01
Le stockage se dimensionne à partir d’hypothèses, et non du nombre de baies de disques
Un calcul de stockage pertinent consigne le nombre de flux, le débit binaire moyen prévu pour chaque flux, le nombre d’heures d’enregistrement par jour, l’activité attendue en cas d’enregistrement sur événement, le nombre de jours de conservation et la différence entre la capacité brute et la capacité utile. La résolution est importante, mais elle ne constitue pas à elle seule une valeur de stockage. Le codec, la fréquence d’images, les mouvements dans la scène, le bruit, l’exposition et les réglages de qualité influencent tous le débit binaire obtenu.
Lorsque le profil exact de la caméra est inconnu, établissez un scénario de planification prudent et identifiez-le clairement. Lors de la mise en service, effectuez des mesures sur des scènes représentatives, notamment pendant les périodes de forte activité et de faible luminosité, puis révisez l’estimation avant la validation finale de la durée d’archivage.

Section 02
Utiliser une formule de base unique et transparente
Pour un enregistrement continu, commencez par le débit binaire moyen cumulé. Le stockage en octets correspond au nombre total de bits par seconde multiplié par la durée d’enregistrement en secondes, puis divisé par huit. Pour une estimation sur plusieurs jours, multipliez par le nombre d’heures d’enregistrement quotidiennes et par le nombre de jours de conservation. Effectuez une conversion cohérente en téraoctets décimaux ou en tébioctets et précisez la convention utilisée dans la feuille de calcul.
Par exemple, un débit agrégé supposé de 64 mégabits par seconde, enregistré en continu pendant 30 jours, représente environ 20,7 téraoctets décimaux avant prise en compte de la surcharge du système de fichiers, de la protection, de la capacité de réserve ou des variations de débit. Il s’agit d’une estimation technique, et non d’une garantie : les flux réels doivent être mesurés avec les profils de caméra et les scènes prévus.
| Entrée | Unité | Source |
|---|---|---|
| Flux des caméras | nombre | Liste de caméras approuvée |
| Débit binaire à prévoir | Mb/s par profil | Configuration de la caméra ou échantillon mesuré |
| Planification de l’enregistrement | heures/jour ou facteur d’activité | Exigence opérationnelle de sécurité |
| Durée de conservation | jours | Politique du client ou exigence réglementaire |
| Coefficient de capacité utile | spécifique au système | Conception de l’enregistreur/de la baie de stockage et documentation actuelle |
| Réserve | choix pour le projet | Marge de croissance et tolérance d’exploitation |

Section 03
Distinguer la capacité brute de la capacité utile de conservation
L’addition des capacités nominales indiquées sur les disques installés donne la capacité brute. La capacité disponible pour les enregistrements peut être inférieure après le formatage, la réservation d’espace, la protection de la grappe de disques ou la gestion du stockage propre à l’enregistreur. Un devis doit donc indiquer le nombre de disques et leur capacité nominale, la base de calcul prévue pour la capacité utilisable, le mode de protection éventuel et le scénario de conservation retenu pour l’estimation.
La redondance et la conservation répondent à des problèmes différents. La protection peut améliorer la tolérance à une panne de disque, mais elle consomme de la capacité et ne remplace ni les sauvegardes ni les procédures d’exportation des preuves. Confirmez ce qui se produit pendant la reconstruction après la défaillance d’un disque et si les performances d’enregistrement ou la durée de conservation changent.
- Confirmer les modèles de disques durs de vidéosurveillance compatibles et la capacité maximale prise en charge
- Confirmer le nombre de baies installées et disponibles
- Documenter le fonctionnement du RAID ou du mécanisme de protection lorsqu’il est pris en charge
- Réserver de la capacité pour les pointes de débit, les données auxiliaires de la base de données et les extensions prévues
- Tester la lecture et l’exportation pendant que le système enregistre à la charge prévue

Section 04
Valider la durée de conservation après la mise en service
Le calcul de dimensionnement ne devient crédible qu’après vérification par rapport aux données d’exploitation. Une fois les profils des caméras, les programmes d’enregistrement et les vues des scènes stabilisés, relevez des échantillons des débits binaires moyens et de pointe. Comparez la date de la plus ancienne vidéo disponible à la durée de conservation requise, puis répétez le contrôle après une période d’activité intense représentative.
Vérifiez également que les réglages horaires sont corrects, que les déclencheurs d’enregistrement sur événement fonctionnent conformément à la documentation et que les opérateurs peuvent exporter les éléments de preuve sans interrompre l’enregistrement. Conservez la feuille de calcul finale avec la configuration de récolement afin que tout ajout ultérieur de caméras soit évalué au regard des marges restantes de bande passante et de stockage.

Références techniques
Ces sources étayent les principes généraux de planification. Pour la conception finale, utilisez toujours la fiche technique en vigueur du produit sélectionné et les normes applicables au projet.




